Le RIAA s’écrit : « tous les fantomes en prison ! »

Gertrude Walton n’est peut-être pas la dernière personne et certainement pas la première à être confrontée au courroux du RIAA (l’association des éditeurs américains de musique) au cours de sa lutte contre le piratage de la musique sur Internet. Elle attire tout de même un peu l’attention sur elle parce qu’il s’agit d’une grand-mère de 80 ans et qu’on l’accuse d’avoir téléchargé 700 chansons sur les réseaux peer-to-peer (P2P) sous le délicieux pseudonyme de smittenkitten, alors que les personnes agées n’ont pas le profil type du pirate excité par le top-50.

Elle attire un peu plus l’attention quand on remarque qu’elle a refusé avec sang froid de répondre aux injonctions et aux menaces du RIAA et risque d’encourrir une peine de milliers de dollars (et sans doute plus) for sa vie de débauche pirate. Mais ce n’est même pas le sujet.

Là où le sujet de l’attention tourne au problème juridique épineux pour le RIAA, c’est quand vous remarquez un tout petit détail presque sans importance : elle est morte et enterrée depuis décembre 2004. Sa fille a produit un certificat de décés sans ralentir les avocats du RIAA. Ils ne se sont arrêtés que lorsque la presse a commencé à poser des questions (du genre « jusqu’où s’arrêteront-ils ? »).

Le RIAA a reconnu avoir fait une erreur et a décidé (grands et généreux) de renoncer aux poursuites. Je ne vois pas pourquoi. Au Moyen Age, on pendait bien pour le bien de la communauté des sorcières (ou des mortes accusées de sorcellerie). Pourquoi pas les pirates morts ou les fantomes accusés de hanter les réseaux P2P ?

Internet n’est plus sûr pour personne !