Alpha A100, c’est plutôt bien

Sony Alpha DSLR A100

Après avoir bien exprimé mes inquiétudes sur le futur du système photographique Minolta (avec l’abandon du marché photo par Konica-Minolta, ce qui rendaient orphelins les appareils reflex numériques de KM comme le Dynax 7D), il fallait revenir sur le sujet alors que Sony vient de présenter son premier reflex numérique, le Sony Alpha A100.

Je crois sincérement que l’arrivée de ce nouvel appareil est une bonne nouvelle pour les minoltistes (dont je suis depuis bien des années). Sony vient de démontrer sa volonté d’aborder ce marché avec sérieux et courage. Même si la marque japonaise n’a certainement plus le brio technologique de l’époque d’Akio Morita (l’époque où Sony frappait les imaginations avec son Walkman dont la marque est rapidement devenu un nom commun), le Sony Alpha A100 a fait des choix stratégiques importants pour le photographe amateur de haut de gamme.

Au lieu de se lancer avec seulement un produit de remplacement facile des anciens Dynax 5D et Dynax 7D, Sony a choisi de commencer à un niveau de prix tout à fait logique (juste en dessous de 1000€) mais avec des avantages techniques qui pourraient se révéler redoutables comme :

  • Un capteur 10 M-pixels (directement en haut de gamme)
  • La stabilisation d’image au boitier couplée au nettoyage de capteur par les vibrations (un beau moyen de différenciation)

Si on y ajoute un effort notable pour lancer une gamme complète (une vingtaine d’objectifs, dont des nouveaux cailloux d’origine Zeiss ; des flashs), il se dessine chez Sony la volonté industrielle réelle de rejoindre la tête du peloton des fabricants d’appareils photo numériques de haut de gamme.

C’est un marché attirant parce que les marges y sont encore suffisantes pour une entreprise innovante. Mais c’est aussi un marché sur lequel Canon et Nikon sont bien décidés à ne pas laisser approcher un autre acteur. Et Sony se donne les moyens de son ambition : devenir numéro 1.

On peut leur souhaiter bonne chance, en effet. Ce ne sera pas facile, mais il ne sera pas dit qu’ils n’y mettent pas les moyens. Pour nous observateurs de Sony ou utilisateurs de Minolta, cela veut dire que l’engagement du géant japonais est réél et qu’il n’est pas nécessaire de s’inquiéter sur l’avenir du système Minolta. On a déjà vu des ducs et des barons assurer l’héritage de leur titre en le confiant à un roturier de valeur. Minolta a sans doute trouvé un héritier de valeur.