Roumazeilles.net

Archive pour février 2007


Film gratuit : Rashômon

(21 février 2007)

Logo Internet Archive

Aujourd’hui, je veux vous présenter un film-événement, un des monstres sacrés du cinéma mondial, une merveille de 1950. Rashômon est un des films les plus marquants de son époque, mais reste aujourd’hui encore une pépite étonnante à la fois par son contenu et par sa forme. Akira Kurosawa n’est pas n’importe quel cinéaste, c’est l’auteur de Yojimbo (le garde du corps) qui a inspiré aussi bien Pour une poignée de dollars avec Clint Eastwood que Last man standing avec Bruce Willis (le moins bon des trois). C’est aussi l’auteur des Sept samurais qui sera repris quasi-intégralement dans le western des Sept mercenaires.

Mais Akira Kurosawa n’a pas été qu’un cinéaste japonais, il a surtout été à l’origine d’une véritable révolution du cinéma japonais du 20e siècle. Il y a introduit des techniques et des idées venues de l’Occident (un peu comme Hokusai avait intégré les peintres impressionnistes dans ses estampes), et il en a fait un cinéma d’exception où tout est bon. Rashômon est bien de cette catégorie. Une même histoire, racontée de différents points de vue, prend la dimension de quatre histoires emmêlées. Chaque angle de prise de vue apporte une teinte et une perception distinctes. Le spectateur va être pris dans les mouvements du cinéma et l’on perçoit directement comment il n’y a pas de point de vue idéal, comment le cinéma (et le cinéaste) raconte une histoire personnelle simplement en posant la caméra en un lieu plutôt qu’un autre.

Mais ce sont aussi trois drames d’êtres plongés dans leur environnement, leur culture, leurs préjugés et ceux de leurs contemporains. L’émotion est profonde sans jamais devoir pencher vers la mièvrerie.

On retiendra que Rashômon a été la raison de la création de l’Oscar du meilleur film étranger. Un film qui brise tellement de tabous cinématographiques, tout en étant attractif pour le plus grand public, qu’il méritait d’avoir une catégorie pour lui tout seul aux Oscars d’une industrie cinématogrpahique hollywoodienne toute puissante.

Synopsis

Toshirô Mifune y joue un bandit qui est accusé du meurtre d’un homme. Mais a-t-il aussi violé la femme de sa victime. Quatre témoins (dont le bandit et ses victimes) vont raconter la même séquence d’événements. Chacun va colorer différement son récit en fonction de ses souvenirs plus ou moins complets et de ses ajouts plus ou moins nombreux. Où est la vérité ? Que sont les souvenirs ?

Après cela, vous pourrez revoir Pulp Fiction (un film que j’adore) et percevoir combien il est difficile de retrouver l’élan de Rashômon.

Le R600 sera en retard

(21 février 2007)

AMD-ATI vient de l’annoncer, il faudra patienter au moins un trimestre de plus (pas avant le 2e trimestre 2007) pour la dernière génération de chipset graphique. C’est nVidia qui doit se frotter les mains : ils sont seuls à pouvoir livrer des cartes (série 8800) sur le marché convoité des cartes DirectX 10. Espérons que ce manque de compétition ne produira pas d’effets monopolistiques désagréable pour nous autres consommateurs.

Pour le moment, l’événement chez nVidia c’est l’arrivée des cartes GeForce 8800GTS 320Mo OC qui visent le marché des cartes “sous les 250€“.

Source : The Inquirer.

Emails : limite floue sur la taille

(21 février 2007)

Je lisais l’article (ou le billet d’humeur) de Delphine Dumont sur la taille des emails limitées à 5Mo. En substance, elle nous dit “5Mo max pour les mails, c’est trop peu de nos jours”. Comme je suis d’accord avec elle ! Mais il y a quelques éléments “techniques” à mettre dans la balance.

Premièrement, le mail n’a finalement jamais été conçu pour une tâche aussi intense que celle qui lui est confiée aujourd’hui et cela se voit à la fois dans ses limitations (comme imposé sur la taille des messages) et dans ses fragilités (comme la facilité avec laquelle il est utilisé pour des escroqueries ou du SPAM). Après tout, il s’en tire pas mal le bougre.

Mais on en vient à oublier que pour trimballer de gros volumes il y a techniquement beaucoup mieux (ou moins fragile) que le traditionnel protocole SMTP qui se cache derrière nos messages électroniques. FTP (pour les dinosaures) ou les protocoles P2P sont bien plus adaptés.

Ensuite, la limitation n’est pas uniforme. Elle n’est même pas fixée par un seul acteur. Le FAI de l’émetteur joue un rôle perçu comme prépondérant (et il a souvent la limite la plus stricte) mais les autres transporteurs du courrier imposent aussi leur propre contrainte (cela inclut le FAI du destinataire et les éventuels intermédiaires - de moins en moins nombreux de nos jours).

Alors, pourquoi ne pas utiliser un service externe de dépôt de documents (on en trouve plusieurs, depuis quelques mois, qui propose de mettre votre document sur un site web et vous n’envoyez que l’adresse où le collecter) ? De la part de quelqu’un qui a un site web, c’est encore un peu plus étonnant puisqu’il suffit (et cela m’arrive régulièrement) de déposer discrètement sur le site le fichier que l’on veut “envoyer” à son correspondant.

Alors pour aider Delphine, voici quelques prestataires qui font cela (sans intention de publicité) :

Et je suis sûr que certains voudront aussi rajouter des noms à la liste (j’aurais pu compter GMail, mais ils semblent limités par une interdiction de mettre des fichiers exécutables - même compressés).

Les escrocs ridicules

(20 février 2007)

Pour une fois qu’un escroc est sympathique (bien involontairement), nous n’allons pas nous priver de ce plaisir.

Aujourd’hui, ce sont les auteurs d’une arnaque nigérianne (419er’s) qui se sont fait piéger par un internaute qui les a convaincu qu’il donnerait beaucoup d’argent à des gens qui voudraient rejouer des scènes connues tirées de films ou d’émissions télé. Dans ce cas, ils ont bien voulu (pour notre plaisir) rejouer le fameux sketch du "perroquet mort" des Monty Python.

Un rare moment d’anthologie dans la lutte contre les arnaques par courrier électronique.


http://www.youtube.com/watch?v=LvyrzQldOKE

RAID logiciel : question de LED

(20 février 2007)

Aujourd’hui, c’est une petite question que je pose à votre sagacité :

Depuis que j’ai installé une machine OpenSUSE avec une paire de disques durs en mode RAID-1, la LED d’accès au disque(s) dur(s) clignote continuellement (un fois par seconde environ). Quelqu’un saura-t-il m’expliquer pourquoi, sans accéder à la matrice RAID, l’ordinateur estime nécessaire de regarder au moins l’un des disques une fois par seconde ?

Laser couleur : toujours les meilleures

(20 février 2007)

Oui ! si vous cherchez la meilleure qualité photo possible, une imprimante à jet d’encre est bien la seule solution. Mais les prix sont élevés. Afin de les réduire, vous pouvez (devez ?) vous tourner vers une solution d’impression laser couleur. La plupart des offres d’entrée de gamme se vendent en dessous de la barre des 300€ et leur coût de fonctionnement sont infiniment plus bas que ceux des imprimantes à jet d’encre (le toner d’encre sont plus chers que les cartouches d’encre liquide, mais ils impriment des milliers de pages sans même fléchir). Qui plus est, ces imprimantes sont RAPIDES (plusieurs pages par minute au lieu de plusieurs minutes par page).

Quoi qu’il en soit, le marché murit et de nombreux nouveaux modèles arrivent. La preuve ? Jetez un oeil à la dernière comparaison d’imprimantes laser couleur [en Anglais] de Tom’s Hardware et regardez la liste des imprimantes testées.

  • HP Color LaserJet 2600n (déjà testée en novembre 2005 ici)
  • HP Color LaserJet 3600
  • Magicolor 5430DL
  • Lexmark C522n

Il est bon de voir que les imprimanes laser couleur à une seule passe deviennent de plus en plus abordables ; cela nous permet d’accéder à des imprimantes plus rapides (et plus silencieuses) que ce qui était disponible il y a encore un an.

La conclusion n’est pas très surprenante pour l’observateur ; rien de bien nouveau sous le soleil : la Lexmark est décevante, la Minolta est volumineuse (malgré ou à cause de cela, elle est aussi très complète), la vieille HP 2600n a un coût d’impression trop élevée pour une utilisation intensive. La nouvelle imprimante HP Color LaserJet 3600 est -sans surprise- la meilleure offre : un excellent compromis conforme à la réputation de HP, tel qu’ils ont toujours su faire pour les imprimantes noir et blanc.

EOS 40D : on y va

(20 février 2007)

Canon logoLes boutiques en ligne commencent à préparer le lancement officiel du Canon EOS 40D. Certaines dégagent les étagères virtuelles pour le présenter. D’autres commencent même à taper le texte des caractéristiques sur leur site web.

  • Spécification détaillée sur Geheugenkaart (Belgique)
  • Espace libre à EFlens (leur home page a même un espace réservé pour présenter le nouvel appareil photo numérique (l’espace anonyme à droite du 30D))

La plus importante nouvelle semble être le prix : 1698€. Tout le reste est conforme aux attentes de ces derniers jours.

Safari : contenu du sac photo

(20 février 2007)

C’est décidé, je pars faire un safari léopard en Afrique du Sud en avril. La grande question est -comme toujours- que faut-il mettre dans le sac photo, que faut-il emporter. Mais également, que faut-il laisser ? Nous ne sommes pas des baudets, mais il est désagréable de ne pas pouvoir faire la photo que l’on était venu prendre. Il est vrai que c’est parfois une question d’appréciation. Je me souviens d’un autre photographe au Kenya dont nous nous moquions gentiment pendant qu’il trimballait les 5 kilos et demi de son 600mm/4 Canon. Mais il avait beau jeu de nous expliquer que ça pourrait bien servir en cas de guépard partant en chasse un peu loin de nos véhicules…

Voyons ce qui devrait entrer dans mon sac photo Lowepro Mini Trekker AW :

  • Boitier : toujours mon fidèle Konica-Minolta Dynax 7D. Je ne prendrai même pas de vieux boîtier argentique, je ne m’en servirais pas.
  • Optique de base : télé Minolta 300mm/4, très bel objectif.
  • Télé secondaire : soit le vieux Sigma 400mm/5.6 au cas où je serais un peu court, soit (mieux) le télé Minolta 200mm/2.8 avec un doubleur Minolta (à condition que j’en achète un d’occase à bon prix dans les semaines à venir - un doubleur).
  • Objectif de fond de sac : zoom Minolta xi 28-105mm/3.5-4.5, pas une bête, mais il ne prend pas de place.
  • Les bonnettes macro pour le zoom au cas où je laisserais aussi trainer les yeux par terrre pour trouver quelques fleurs ou insectes
  • Deux cartes Compact Flash 1Go Transcend et un videur CompactDrive PD70X pour ne jamais être à court de place (au Kenya, en 7 jours, j’ai sorti 950 photos)
  • Un flash Minolta 5600HS parce qu’il sera peut-être possible de faire du safari de nuit et que je rêve d’une photo de léopard à la mare
  • Jumelles : ce n’est pas absolument critique mais c’est drôlement plus pratique, de superbes 10×50 achetées en promo chez Liedl il y a un an
  • Nettoyage : chiffons, soufflettes, etc. mais rien de très technique

J’hésite encore à emporter un monopode si on doit rester en 4×4 au long du safari. Un bean bag ou une écharpe roulée en boule est sans doute plus pratique.

Pour ce qui est de l’alimentation électrique, c’est clair. En lodge en Afrique du Sud, les choses seront faciles puisque nous aurons accès au secteur. Mais je vais quand même prendre les chargeurs 12V pour la batterie du Dynax 7D et pour les piles batons du CompactDrive PD70X. Je n’utilise pas de convertisseur 12V/230V qui pèse lourd et a un rendement assez réduit (ça chauffe), je suis équipé pour l’autonomie en 12V. Je pars avec deux batteries pour l’appareil (il suffira de les croiser à l’occasion, mais je les recharge en toute occasion possible), trois ou quatre jeux de piles 1.5V rechargables.

Tout cela, sera accompagné d’un petit bloc-notes papier (pas de gros risque de panne…) pour compléter le PDA Sony Clié que j’ai toujours sur moi mais qui sera peu utilisé pour cause d’autonomie électrique limitée.

Sans oublier chemises à manches longues et chapeau de brousse pour se protéger du soleil.

Vous verriez quelque chose qui manque ou quelque chose en trop ?

1,5 giga-pixel pour le Machu Pichu

(19 février 2007)

Une belle image d’un site archéologique grandiose (le Machu Pichu au Pérou) et encore plein des échos d’une histoire glorieuse, celle des Incas. Grace à Scott Howard, vous pouvez visiter ce milliard et demi de pixels assemblés à partir de 400 images individuelles.

Machu Pichu Mega

Daims à Rambouillet

(19 février 2007)

Dimanche, j’ai profité du temps exceptionnellement beau et de la ré-ouverture de l’Espace Rambouillet depuis le 1er février pour aller me faire un petit safari européen. Le parc de l’Espace Rambouillet accueillant des daims particulièrement craintifs, je voulais profiter d’une affluence probablement limitée pour m’approcher des ces animaux si élégants et si timides.

Comme vous pourrez le voir ci-dessous, j’ai pu atteindre cet objectif, mais les approches étant longues et fatigantes, j’ai fini par un sujet ailé beaucoup plus facile à photographier (l’aigle se chauffait au soleil).


Daims Daims
Biche
Aigle

AMD-ATI R600 maillot jaune de la full HDMI

(19 février 2007)

High Definition Multimedia Interface - HDMI (for HDCP)

Rappel

R600 = cartes X2800
R630 = cartes X2600
R610 = cartes X2300

Nous nous demandions depuis quelques temps pourquoi la famille R6×0 de chipsets graphiques de AMD-ATI était aussi en reatrd par rapport à la famille de cartes 8800 de nVidia. La réponse tient peut-être en partie dans le fait que AMD-ATI s’est lancé dans une intégration complète de la HDMI (High Definition - Haute définition) directement dans la carte graphique.

Le R600 sera capable de gérer complètement deux flux vidéos haute résolution compl_te (1080p ou 1440p). Il est bien possible que les petits frères de la R600 (R610 et R630) ne devront se contenter que d’un sel flux, mais le travail supplémentaire associé à une telle intégration pourrait bien mener à une place de leader sur le marché de la carte graphique vidéo.

Est-ce que cela ne pourrait pas mener à un partage des rôles entre nVidia renforçant ses positions sur le marché des solutions de jeu vidéo haut de gamme et AMD s’appropriant celui des solutions vidéo HD (alors que les cartes graphiques intégrées à la carte-mère resteraient partagées entre les deux compétiteurs) ? Je me demande.

Visite virtuelle d’une usine d’objectif

(18 février 2007)

Canon lensesGrace à Canon, il est maintenant possible (et facile) de découvrir comment est fabriqué un objectif photographique. Et c’est vraiment plus compliqué que ce que vous pourriez peut-être imaginer au premier abord.

Si vous vous demandiez pourquoi un objectif photo coûte aussi cher (et certains d’entre eux nous trouent vraiment le fond des poches), il faut que vous alliez y voir. On vous promène à travers tout le processus de fabrication d’un objectif Canon si vous cliquez sur Please visit the Virtual Lens Plant (plus précisément la fabrication d’un 500mm f4 IS - assurément un gros caillou).

C’est beau, c’est clair, c’est technique, c’est intéressant et ça fourmille de détails. Le seul problème de ces vidéos est qu’elles sont assez sensibles à la vitesse de votre connexion Internet (surtout si vous êtes situé en Europe, semble-t-il). Il y a trois onglets, pensez à bien tout visiter.

[Fourni par Juli]


http://www.roumazeilles.net/

Copyright (c) 1999-2008 - Yves Roumazeilles (tous droits réservés)

Dernière mise à jour : 24-jun-08

Google.com
Roumazeilles.net
Roumazeilles.net