La fracture numérique rendue plus perceptible

Une étude récente de Parks Associates indique que 30% des américains n’ont pas Internet et… ne souhaitent pas l’avoir.

Il serait facile d’en tirer la conclusion qu’un tiers des américains sont encore plus arriérés que l’image que l’on propage parfois d’eux. Les divers anti-américanismes (primaires ou pas) n’en sortiraient que marginalement renforcés. Ce qui m’a paru plus intéressant est qu’il n’y a aucune raison pour que les américains interrogés ne soient pas relativement représentatifs d’une population non-américaine et pourquoi pas européenne.

Après tout, si nous sommes nombreux à ne plus pouvoir nous passer d’Internet, la nouvelle mode branchée (l’an prochain ou la décennie prochaine ?) sera peut-être de dire que l’on n’a pas Internet. Qui sait ?

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La réalité est sans doute encore plus simple. Là où vous -mes lecteurs- et moi avons une immersion notable dans Internet, d’autres n’y ont pas forcément goûté de manière intense et ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant. Plus encore, ne peut-on pas simplement imaginer que certains modes de vie tout à fait honorables (je ne parle pas des hommes des cavernes) ne font pas appel à Internet.

Cela donne un reflet plus intéressant à la notion de fracture numérique. Là où il souvent utile de rappeler que certains n’ont pas accés à Internet alors qu’ils le souhaiteraient, il ne faudrait pas négliger que certains ne souhaitent pas franchir cette ligne de faille entre nouvelle économie et ancienne économie. Il nous faut nous souvenir qu’ils vivent simplement sur un mode différent (ou NOUS vivons sur un mode différent).

La seule chose qui me chagrinne : il n’y aura probablement pas de participation (réponse ou commentaire ci-dessous) de la part de personnes appartenant clairement à cette catégorie qui ne ressend pas le besoin d’Internet. Les autres pourront peut-être donner un avis moins autorisé, mais aussi documenté. Qu’en pensez-vous ?

Sources : Broadband Reports, Park Associates.