nVidia a lancĂ© cette semaine les cartes 8600 et 8500 (les entrĂ©es de gamme qui complètent la sĂ©rie 8800 qui constitue aujourd’hui le top du marchĂ©). nVidia a aussi prĂ©sentĂ© des 8800 Ultra qui sont des 8800 overclockĂ©es. C’est donc maintenant toute la gamme de prix de nVidia qui est couverte avec des produits compatibles DirectX 10 (donc capables de gĂ©rer tous les graphismes de toutes les versions de Vista et d’accompagner les nouveaux jeux qui sont appelĂ©s Ă sortir sur cette plateforme dans le courant de 2007).
Pendant ce temps, AMD (anciennement ATI) en est encore Ă annoncer la sĂ©rie HD 2600 (aussi connue sous le nom de code d’architecture R600) qui devrait venir en compĂ©tition contre nVidia, mais avec l’avantage d’ĂŞtre complĂ©tement prĂŞte pour les applications de TV-HD.
Il est frappant de voir qu’AMD est actuellement attaquĂ© sur tous les fronts. La division Processeurs est face Ă un Intel qui a actuellement un net avantage de performance et entraine AMD dans une course au prix qui Ă©trangle les marges. La division graphique (ex ATI) a rencontrĂ© des difficultĂ©s de dĂ©veloppement sur le R600/HD 2600 qui ont retardĂ© la dispo qui n’est pas attendue avant mai 2007.
Il faut avouer que -dans ce contexte- les rĂ©sultats annoncĂ©s par AMD cette semaine (plongeon du rĂ©sultat : 611 millions de dollars de perte au premier trimestre) n’en sont donc pas surprenants. Par ailleurs, Intel remonte la pente en matière de parts de marchĂ© et se taille des profits en hausse. La grande question est bien comment AMD va pouvoir redresser la courbe. On y attend avec impatience les nouvelles architectures de processeur (double et quadruple coeur, en particulier) capables de concurrencer le Core 2 Duo d’Intel et les premières cartes tirĂ©es de R600 pour revenir casser les pieds Ă nVidia (les journalistes accrĂ©ditĂ©s par AMD seront la semaine prochaine en Tunisie pour les dĂ©couvrir sous le sceau du secret la semaine prochaine).
D’ici lĂ , il est probablement utile de ne pas dĂ©sespĂ©rer d’AMD et de se souvenir que c’est en confiant nos achats Ă ceux-ci que l’on peut garantir la pĂ©rennitĂ© d’une entreprise qui a quasiment rĂ©ussi Ă briser le monopole de fait qu’avait Intel sur les processeurs (avec tous les avantages pĂ©cuniers que le consommateur peut tirer d’une situation de libre concurrence).