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On croit souvent que les requins pĂ©lagiques Ă habitat ocĂ©anique Ă©tendu sont si puissants et si rapides qu’ils sont trĂšs rĂ©sistants Ă la pression de pĂȘche. Malheureusement, il n’en est rien ; au contraire. La plupart des requins sont carnivores et dĂ©pendent donc de la disponibilitĂ© de grandes quantitĂ©s de nourriture animale, ils atteignent lentement la maturitĂ© sexuelle (ils en sont d’autant plus sensibles aux prises de juvĂ©nies qui rĂ©duisent les taux de reproduction), et les femelles mettent bas peu de rejetons.
NĂ©anmoins, cela n’est pas pris en compte dans les pratiques de pĂȘche. Sans doute sous la pression des marchĂ©s en croissance des pays d’Asie et de certaines habitudes culutrelles (comme la “soupe d’aileron de requin”), les requins et les raies sont pĂȘchĂ©s de maniĂšre extensive sans quotas ni limitations. Pas de quoi s’Ă©tonner de voir leurs populations baisser rapidement. Une Ă©tude internationale, organisĂ©e par le Groupe de SpĂ©cialistes des Requins de l’IUCN (SSG), montre que parmi les 21 espĂšces Ă©tudiĂ©es, le taux d’extinction est 10 Ă 100 fois plus Ă©levĂ© que les taux historiques d’extinction.
Ils font aussi des propositions rĂ©flĂ©chies pour gĂ©rer la situation ainsi créée (comme “l’Ă©tablissement et le contrĂŽle de quotas pour les requins et les raies” ou “la fin de la pratique du shark finning (retirer les ailerons et jeter les carcasses Ă la mer”).
Source : IUCN Shark Specialist Group.
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