Quand on s’intĂ©resse aux plus grosses images accessibles par Internet, il faut regarder du cĂ´tĂ© de Google maps et surtout de Google Earth (l’application de navigation Ă la surface du globe dans les images satellite collectĂ©es par Digital Globe et Google).
Dès son lancement, Google Earth a fourni des images de l’ensemble du globe terrestre Ă 15m/pixel (des pixels de 15 mètres de cĂ´tĂ©). Mais Ă partir du 23 mars 2006, 20% de la surface des terres Ă©mergĂ©es (environ un tiers de la population mondiale) est maintenant dĂ©crite par des photos exclusives Ă une superbe rĂ©solution de 70cm/p (parfois mĂŞme 10cm/p ce qui permet de reconnaĂ®tre les modèles d’avion sur un aĂ©roport et de distinguer les personnes dans un jardin).
Si l’on prend simplement la rĂ©solution de base, l’image Google Earth fait tout bonnement 2111 giga-pixels. Impressionnant, mais ce n’est pas tout. Si l’on inclut les zones Ă haute rĂ©solution (oublions les rares zones Ă 10cm/p), il faut conclure que l’image de Google Earth fait :
- 20% des terres émergées à 0,7m/p : 56 616 giga-pixels
- Le reste Ă 15m/p : 1988 giga-pixels
Soit un total de 58 604 giga-pixels ! 58 T-pixel !
Ce sera difficile de faire beaucoup plus gros, mais Google y travaille dĂ©jĂ puisque le passage systĂ©matique Ă 0,7m/p pour les masses continentales va amener Ă Ă peu près 5 fois ce volume, et les surfaces balayĂ©es Ă 0,1m/p feront grossir vertigineusement le total dès qu’il ne s’agira plus de quelques exemples isolĂ©s (comme par exemple actuellement certaines parties de la ville de Las Vegas).
Soyons clairs, la limite principale va prochainement ĂŞtre pour Google : comment tenir accessible une pareille quantitĂ© de donnĂ©es sachant qu’il y a aussi une contrainte de temps d’accès (des dizaines de milliers d’accĂ©s simultanĂ©s depuis partout dans le monde ne peuvent pas ĂŞtre servis par un simple gros disque dur sur un coin de table et cela ne se met pas Ă jour par un simple copier-coller).