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Remise en service d'un vieil ordinateur (1/3)

Comment Linux ressuscite une vieille bécane

 

Configuration

Je voulais voir s'il était possible de donner une nouvelle jeunesse à une bécane qui avait déjà passé l'heure de la retraite (incapable de booter raisonnablement plus qu'un Windows 98 avec peu d'applications). Pour cela, il fallait essayer de pousser une distribution Linux et de voir où cela m'emmènerait.

Je suis parti d'un vieux PC un peu branlant mais qui a un avantage majeur : aucun de ses composants ne fait de bruit ou presque. Je pourrais donc le laisser allumer pour faire tourner certains services de base pour mon réseau local (un petit serveur web Apache, un serveur de temps/horloge atomique NTP, des outils de sécurité et de détection des failles de sécurité pour protéger mon réseau des intrusions, etc.).

Voici la configuration de test utilisée :

CPU

AMD K6 - 120 MHz

Carte-mère

Asus P5A-B

Mémoire

64 Mo

Carte graphique

ATI modèle ???

Ecran

Ecran cathodique (CRT) Compaq 1024

Disque dur

Seagate ST39173N (SCSI 9 Go)

J'ai renoncé à conserver un Micropolis 2112 de 1 Go (SCSI aussi) parce qu'il fait un petit sifflement qui me dérange pour une machine toujours allumée et sa capacité est quand même vraiment trop réduite

CD-ROM

Toshiba XM-3401TA (SCSI 2x)

Carte SCSI

IWILL 2930U+ (SCSI Ultra)

Carte réseau

Carte VIA-Rhine sur PCI

Floppy

Un vieux floppy 3.5" qui provient de mon tout premier 80386 acheté par correspondance aux USA à Gateway 2000 à l'époque de Windows 95. Il fonctionne toujours, mais c'est quand même la pièce la plus ancienne (encore en service) de mon musée des dinosaures informatiques.

Boîtier

Une grande tour sans marque comme on n'en fait plus mais qui offre une place folle pour laisser courrir les câbles

 

Mandrake 10.0

Impression générale concernant Mandrake 10.0 :

  • Installation essentiellement impossible sur ma machine exotique (à cause du SCSI)

Mon tout premier test a été de prendre une vieille distribution Mandrake (10.0) et de regarder comment les choses se passaient. En fait, l'absence de disque dur IDE et de CD-ROM IDE rend les choses vraiment compliquées et il faudrait préparer des disquettes de drivers supplémentaires (le SCSI, à l'époque comme au moment de ces essais est une technologie pas très courante dans le grand public).

Une première remarque : le fait de ne pas avoir un BIOS capable de booter sur le CD-ROM (la carte-mère remonte à une époque où cela n'existait pas encore) n'a pas été un problème. La carte SCSI, un peu plus récente, offre cette possibilité par elle-même. Malheureusement la IWILL 2930U+ détecte bien cette possibilité, propose un menu de boot et reste arrêtée à cet endroit (j'aurais préféré avoir une question, mais que sans réponse de ma part au bout de quelques dizaines de secondes elle se lance seule dans le boot).

Knoppix 4.0.2 (Live CD-ROM)

La très bonne réputation de la distribution KNOPPIX en matière de compatibilité et de reconnaissance des matériels parfois exotiques m'a poussé à télécharger une version 4.0.2-en (la plus récente stable au moment de ces essais). En passant, je signale que le téléchargement par BitTorrent est allé 3 fois plus vite que celui direct par FTP. J'ai pu rapidement griller un CD-R (le vieux lecteur Toshiba n'a jamais connu les CD-RW, il est trop ancien) et booter sans problème.

Knoppix s'est montrée fidèle à sa réputation. Dès le début du boot sur CD-ROM, elle reconnaît tout le matériel, manquant un peu de mémoire, elle propose de créer une partition sur le disque dur (OK). La détection est sans encombre pour la carte Ethernet, le lecteur de disquette, le CD-ROM, la carte graphique et le PC se lance tout seul dans un démarrage de X-Window (l'environnement graphique).

Impression générale concernant Knoppix 4.0.2 :

  • Installation efficace
  • Totalement inutilisable (performance insuffisante sur la configuration de test) en LiveCD
  • Installation sur le disque dur impossible sur la configuration de test (et explicitement déconseillée par le manuel)

Là, il faut dire que le manque de mémoire se fait douloureusement sentir. Ce n'est pas lent, c'est capable de faire passer une vieille tortue asthmatique pour un jeune lièvre fougueux. Mais on finit par atteindre un message d'erreur qui annonce que KDE s'est planté. Pourtant, cela fonctionne ; lentement, mais cela fonctionne. Firefox de Mozilla finit par me donner accès à mon site web ce qui prouve que le réseau tourne grace à la reconnaissance de DHCP, les outils de configuration sont là, une console est accessible (les accès au CD-ROM sont permanents, mais ça n'a l'air de gêner personne).

A l'évidence, la combinaison de peu de mémoire, du besoin de tout lire depuis le CD-ROM qui n'est qu'un 2x et d'une CPU antédiluvienne n'est pas idéale. On n'a aucune envie de travailler dans ces conditions.

Knoppix 4.0.2 (Installation sur le disque dur)

Il était donc temps de contrôler tout cela par une installation complète sur le disque dur. A priori, comme tout s'est bien passé depuis le CD-ROM, cela devrait être long à installer mais directement utilisable avec des performances sensiblement améliorées. Ce n'est pas aussi bien que d'installer une vraie distribution Debian directement (Knoppix est basée sur une distrib Debian sarge, mais est surtout conçue pour être utilisée directement depuis le CD-ROM).

Selon la procédure indiquée, j'ai donc ouvert une console de commande (konsole), puis tappé la commande sudo knoppix-installer.

Mais comme j'ai besoin de repartitionner le disque dur sur lequel je viens de mettre le swap de Knoppix, je reste bloqué en route. Conclusion logique : j'éteins l'ordinateur pendant que je vais télécharger une version d'installation de la distribution Debian (comme toujours en utilisant BitTorrent pour avoir un téléchargement à vitesse record : plus de 300 ko/s).

 

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Dernière mise à jour : 30-oct-08

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