La protection des éléphants en Afrique

Les éléphants sont généralement une espèce en danger en Afrique. Ils ont été vigoureusement chassés pour l’ivoire de leurs défenses (parfois aussi pour le simple plaisir de la chasse au gros gibier) et ils sont actuellement intensément braconnés dans de nombreux pays (de 1,5 million d’animaux en 1970, on est maintenant passé à environ 500000 pachydermes). Le gros du commerce part vers les pays d’Asie mais l’ivoire est apprécié dans de nombreux pays du monde.

Elephant, back leatherC’est pourquoi 17 pays africains ont signé un accord pour en assurer la protection. La Déclaration de Bamako entérine les décisions prises en juin 2007 lors de la quatorzième conférence de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction).

Néanmoins, la protection d’une espèce ne va pas sans à-coups. Par exemple, en Afrique du Sud, les éléphants ne sont plus vraiment considérés comme menacés mais ils deviennent une source de perturbation même pour le milieu dans lequel ils vivent. C’est ainsi que ces animaux qui ont tendance à détruire certains arbres pour se nourrir des branches hautes et de racines pullulent à la pointe sud de l’Afrique. Après avoir essayé diverses solutions (dont la contraception orale pour les éléphantes), le gouvernement a finalement choisi de recourrir aussi à l’abattage sélectif pour tenter de réduire les populations locales d’éléphant qui ont globablement doublés leurs quotas de restauration. Il s’agit de réduire les risques de sur-population (avec un cortège de destruction de l’environnement et de mort par manque de nourriture ou d’eau).

Source : Futura-Sciences.