Les photos de la honte (suite)

Combien de photos, combien de répétions des mêmes images faudra-t-il avant que l’on se décide à admettre publiquement que les autorités américaines en Iraq (et peut-être aussi à Washington) ont passé les bornes de la décence et que l’image de la démocratie occidentale est trainée dans la boue par les actions de ces soldats qui affirment venir porter la démocratie et la liberté dans un pays qui n’en demandait pas tant et avec des moyens qui ne relèvent en rien de l’idéal que Churchill décrivait comme « le pire des systèmes à l’exclusion de tous les autres ».

Espérons que les prochaines élections américaines apporteront un mieux. En attendant, j’ai honte de penser que certains pourront croire – même un instant – que les pratiques d’Abu Graib pourraient être acceptables en démocratie.