En rĂ©sumĂ©, les dĂ©putĂ©s et les sĂ©nateurs ont votĂ© cette loi qui avait fait tant de vague juste avant NoĂ«l, mais avec beaucoup moins de publicitĂ© cette fois-ci. Il faut comprendre que la messe est dite. Le choix, malgrĂ© les messages rassurants, a Ă©tĂ© fait de tout orienter vers la rĂ©pression. Les internautes surpris Ă tĂ©lĂ©charger illĂ©galement risquent une amende de 38 euros. Ceux qui mettent des oeuvres Ă disposition sont passibles de 150 euros. Les fournisseurs de logiciels pouvant ĂȘtre utiliser de maniĂšre contraire Ă la loi sont passibles de 300 000 euros (les concepteurs français de plusieurs logiciels qui ne sont pas seulement faits pour la copie de logiciel - y compris des dĂ©veloppeurs du logiciel libre - vont avoir du mourron Ă se faire s’ils ne veulent pas simplement laisser les marchĂ©s Ă leurs concurrents).
Rien n’est prĂ©vu pour permettre Ă un consommateur de transfĂ©rer l’oeuvre acquise pour un iPod sur un baladeur Sony ou pour passer d’un CD Ă un PC (l’interopĂ©rabilitĂ© Ă©tait pourtant promise). Tout est entre les mains d’accords flous Ă Ă©tablir entre les dĂ©tenteurs de droits et les diffuseurs, sous le patronnage d’un AutoritĂ© de rĂ©gulation des mesures techniques. Ne nous y trompons pas. Apple avait peur d’ĂȘtre contraint de rendre ses fichiers interopĂ©rables, ils sont contents. Seuls des entreprises pourront saisir cette AutoritĂ© qui ne sera pas accessible ni aux consommateurs, ni aux associations de consommateurs.
Pas trĂšs Ă©tonnant que seule l’UMP ait votĂ© pour (mais certains de ses membres s’y sont tout de mĂȘme opposĂ©).



