AprĂšs mes articles prĂ©cĂ©dents Ă propos d’une autre supposĂ©e sociĂ©tĂ© financiĂšre basĂ©e Ă Zurich, j’ai Ă©tĂ© contactĂ© par une sociĂ©tĂ© qui affirme ĂȘtre prĂȘte Ă me prodiguer des srvices financiers pour m’assister dans mes investissements au New York Stock Exchange (Bourse de New York) : Hunter William Associates. Ils me proposent de placer une partie de mes Ă©conomies dans des sociĂ©tĂ©s qui y sont cotĂ©es. Le premier tuyau qu’ils m’ont fourni est liĂ© Ă une entreprise respectable cotĂ©e au NASDAQ et qui avait annoncĂ© des changements importants susceptibles de pousser les cours vers le haut, seulement quelques heures avant leur appel tĂ©lĂ©phonique (La personne qui m’appelĂ©, Mr Lindley, a fait allusion Ă la possibilitĂ© de disposer d’informations qui pourrait ĂȘtre soit internes soit trĂšs en avance par rapport au reste du marchĂ©, mais j’ai peut-ĂȘter mal compris l’anglais de Mr Lindley). L’action en question a de fait grimpĂ© rapidement dans les jours qui ont suivi. Lors du troisiĂšme appel tĂ©lĂ©phonique, le discours du vendeur comportait une observation sur le fait que le cours avait dĂ©jĂ grimpĂ© depuis son premier conseil.
Comme toujours, si vous recevez ce type de proposition, je vous conseille la plus extrĂȘme prudence (ils vont jouer avec votre argent). AprĂšs tout, la raison pour laquelle nous faisons confiance Ă la banque Ă laquelle nous confions notre argent vient principalement de ce que ces Ă©tablissements sont fermement rĂ©glementĂ©s et procurent une trĂšs bonne sĂ©curitĂ© pour nos investissements. C’est donc une bonne idĂ©e que de vĂ©rifier d’abord d’oĂč vient cette entreprise.
L’Ă©tape prĂ©liminaire a d’abord consistĂ© Ă les chercher sur Google. Ils devraient y ĂȘtre plutĂŽt visibles puisqu’il est sensĂ© s’agir d’une entreprise de 5 ou 6 ans d’age qui dispose Ă©galement d’un site web. Ils ne sont pas du tout visibles, Ă l’exception notable d’une page PDF qui propose des liens vers un site oĂč l’on peut laisser une Ă©valuation d’entreprises commerciales (mais on n’y trouve aucune Ă©valuation).
A court d’information, j’ai voulu vĂ©rifier le nom de domaine lui-mĂȘme (hwilliamassociates.com) sur http://www.samspade.org/ pour en savoir davantage. Il a Ă©tĂ© créé le 12 octobre 2006 (soit exactement cinq jours avant le premier coup de fil que j’ai reçu). VoilĂ une belle surprise. Tout indique un escroc qui vient juste d’enregistrer un nom de domaine, de crĂ©er un site web et de lancer ses premiers appels tĂ©lĂ©phoniques.
Pour complĂ©ter ou corriger cette premiĂšre impression trĂšs nĂ©gative, j’ai dĂ©cidĂ© de vĂ©rifier si l’entreprise existe vraiment. Tout d’abord en regardant l’adresse postale indiquĂ©e sur leur site (Hagenholzstrasse 20, 8050 Zurich). Toujours grace Ă Google, j’ai pu confirmer qu’il s’agit d’une tour d’affaire qui abrite un grand nombre d’entreprises, mais, mis Ă part en les appelant une Ă une pour savoir si quelqu’un y connait Hunter William Associates, je n’ai pas vu de moyen simple de confirmer leur existence.
Ensuite, j’ai essayĂ© de trouver la sociĂ©tĂ© dans le Registre du Commerce Suisse (contrairement Ă ce qui se pratique dans certains pays comme les Etats-Unis, toute entreprise doit s’enregistrer auprĂšs du Handelsregisteramt prĂ©alablement Ă toute activitĂ©). Et, il est assez facile de consulter ce registre par Internet en interrogeant les sites web suivants :
Malheureusement pour Hunter William Associates, ils n’apparaissent dans aucun de ces registres (malgrĂ©, rappelons-le, leur affirmation d’une existence de 5 ou 6 ans Ă Zurich, avec un petit bureau Ă Londres).
Ca n’est pas terrible. De plus en plus, cela ressemble Ă un escroc ; de moins en moins, cela a l’air d’une sociĂ©tĂ© financiĂšre avec pignon sur rue.
Si vous ĂȘtes dans la mĂȘme situation que moi, il est sans doute temps de demander assistance aux autoritĂ©s financiĂšres de votre pays (en France, c’est l’AutoritĂ© des MarchĂ©s Financier – AMF).
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Je vous tiendrais au courant de la suite (sans doute aprĂšs le prochain coup de fil de mon contact-vendeur).