Afrique du Sud : quoi mettre dans le sac photo ?

Prêt à partir en Afrique du Sud pour chercher des léopards lors d’un safari photo, j’ai fait mon sac photo pour l’occasion. Pour ceux que cela intéresse, voici ce que je prends (avec les raisons).

Sac photo

Le photographe numérique que je suis veut emporter assez de matériel pour tirer parti de toutes les opportunités mais ne veut pas être chargé comme un baudet. Tout est affaire d’optimisation :

  • Un sac à dos (le mien est un Lowepro Mini Trekker AW). Je le préfère à une valise qui serait plus solide mais beaucoup plus lourde et je ne suis pas l’athlète nécessaire pour porter tout ce métal autour de mon matériel photo.
  • Konica-Minolta

  • Un boîtier reflex : mon Konica-Minolta Dynax 7D, bien sûr. En se souvenant que le facteur de correction de la focale de 1.5 pour mon reflex présente un avantage certain pour le photographe animalier : il multiplie par 1.5 la focale apparente des téléobjectifs.
  • Pas de boîtier reflex de rechange : trop lourd et je n’ai pas les ronds pour m’en payer un second, mais ça pourrait être une assurance risque que d’autres choisiraient.
  • Cartes mémoires : 2 cartes Compact-Flash de 1Go (la redondance avant tout).
  • Un disque dur portable pour vider les cartes de mémoire flash : le Compact Drive PD70X (version 60 Go) que j’ai déjà décrit plusieurs fois ici mêmes dans l’année écoulée (ultra-rapide, compact, fonctionnant sur batteries standard LR6/AA).
  • Minolta - AF 300 F4 HS APO GTéléobjectifs : Deux, le Minolta 200mm f/2.8 Apo G et le Minolta 300mm f/4 Apo G. Deux excellents morceaux de verre optique.
  • Un convertisseur optique 2x : puisque mon 200mm blanc de Minolta accepte sans problème ce convertisseur, je peux les coupler pour obtenir un très bon 400mm f/5.6 (l’an dernier au Kenya, j’ai utilisé une telle optique de chez Sigma, mais le convertisseur apporte plus de flexibilité). De plus, je pourrais parfois utiliser le convertisseur sur le 300mm malgré la perte en luminosité et la disparition de l’AF-AutoFocus (équivalent à un 600mm f/6.3).
  • Un zoon trans-standard : le Minolta 28-105mm f/3.5-4.5 zoom xi (la série de zooms xi motorisés n’est plus fabriquée, mais il est très pratique). Pensez aussi à tirer quelques paysages (il ne faut pas négliger la possibilité de rapporter un souvenir, une carte postale, et pas seulement des portraits d’animaux sauvages).
  • Un flash : Le Minolta 5600HS D est suffisamment puissant pour la plupart des applications et j’ai l’intention de tirer des photos de nuit dans les réserves privées qui l’autorisent en Afrique du sud.
  • Batteries de secours : cela ne pèse presque rien et il serait vraiment dommage de devoir attendre la fin d’un cycle de recharge pendant que vos modèles (pas toujours assez patients pour ça) se promènent librement sous vos yeux.
  • Autres :
    • filtre polarisant pour le zomm trans-standard zoom (cela aidera peut-être à saturer les ciels de certains paysages),
    • bonnettes additionnelles pour la macro photo (la flore restera accessible pendant la sieste des animaux),
    • etc.

Tout ça pourait bien passer au dessus de la limite de poids des bagages à main. Il faut alors être prêt à appliquer certains des conseils qui suivent si le problème se pose :

  • Limitez le sac photo aux seuls éléments fragiles pour réduire le poids (les chargeurs iront en soute).
  • Soyez prêt à payer une surtaxe (pas toujours indolore) pour la surcharge. Ca vaut mieux que de confier vos objectifs à la manutention aéroportuaire et ses tests de résistance dignes des zones de combat.
  • Soyez toujours poli et coppératif. Si le personnel de la compagnie aérienne vient à se braquer, vous n’aurez plus aucune chance de trouver une bonne solution.
  • Partagez la charge entre plusieurs personnes. Si vous voyagez en couple, répartissez bien le poids entre votre compagnon et vous.
  • En dernier recours, plusieurs personnes indiquent qu’il est possible d’être accepté avec un sac vide (pas trop lourd) et un manteau dont les poches débordent de manière ridicule. Cela fait baisser le poids officiel du sac (en dessous de la limite ?) et personne ne pésera votre manteau. C’est respecter plus la lettre que l’esprit du réglement, mais ça marche. Ne le faites pas dans la file d’attente. Si le problème se pose, excusez-vous, sortez de la file, allez vous installer dans un coin un peu tranquille, videz tout dans vos poches et revenez dix minutes plus tard avec un sourire poli aux lèvres. Vous allez avoir l’air d’un bibendum débile, mais ça a l’air acceptable dans tous les aéroports. Après le contrôle, vous pouvez faire l’opération inverse et oublier le sujet….

Le sac de voyage

Alors que le sac photo sera avec moi en cabine, je n’emporterai pas que du matériel photo. Je ne veux pas oublier à la maison les effets suivants :

  • Chargeurs de batteries : le cauchemar du photographe numérique, la multitide de chargeurs. J’ai limité au maximum avec des chargeurs capables de se brancher sur la prise allume-cigares 12V des voitures et sur les prises 100-245V avec les adaptateurs qui vont bien. Cela couvre les besoins de :
    • appareil photo,
    • flash,
    • disque dur portable,
    • etc.
  • Monopode : là, je suis encore très incertain parce que je ne sais pas si j’en aurais vraiment besoin. Dans un 4×4, il est presqu’impossible d’utiliser un trépied, mais un monopode pourrait être utile. La plupart des gens me conseillent de me limiter à un bean bag (sac de toile plein de riz ou de graines) ou un foulard roulé en boule pour poser l’appareil sur le rebord d’une fenêtre de voiture. Cela dépendra sans doute beaucoup de la conversation que j’aurais avec l’accompagnateur du safari avant le départ pour savoir quel type de voiture nous utiliserons vraiment. Si j’en prends un, ce sera l’excellent ManFrotto 334B que j’ai acheté l’an dernier.
  • Jumelles : Il y a mieux, mais les Bresser 10×50 que j’ai achetées l’an dernier dans une promotion Leidl vont m’accompagner.
  • Protection contre la poussière : je voyage léger de ce point de vue puisque je commence par limiter le nombre de fois où je change les objectifs sur mon appareil (la prévention vaut mieux que tout) et je ne nettoye pas spécialement mon capteur. Néanmoins, je trimballe toujours un gros pinceau doux pour épousseter l’extérieur du matériel.
  • J’emporte des vêtements choisis en fonction du climat local (l’agence m’a fourni tous les conseils de bases). Pour l’Afrique du Sud en avril, vêtements légers, pantalons souples, bermudas ou jean et T-shirts). J’y ajoute des chemises à manches longues et un chapeau à large bord (chapeau de brousse) pour la protection contre le soleil et les piqures de moustiques. Comme les nuits peuvent être un peu fraiches et humides, un pull et un poncho iront au fond du sac.

Autres

Quelques derniers détails à retenir :

    One dollar bill

  • Un peu de liquide : pour les pourboires (oou parfois les backshish), sans oublier que l’Euro est maintenant de plus en plus reconnu de par le monde, la langue du dollar US reste comprise absolument partout.
  • Soyez à jour de vos vaccinnations et emportez les médicaments contre le paludisme et la malaria : en France, l’Institut Pasteur vous dira tout à ce sujet et consultez votre médecin. Attention Certains touristes ont tendance à oublier ce qui leur paraît parfois être un détail : le coût des médicaments et des vaccins est loin d’être négligeable et il faut s’attaquer aux vaccins avec suffisamment d’avance par rapport au voyage.
  • Un insecticide répulsif : c’est critique dans toutes les zones qui sont à risque de paludisme (comme l’est de l’Afrique du Sud) où un répulsif associé à des manches longues et une moustiquaire reste la meilleure première ligne de défense contre cette maladie endémique.
  • Votre passeport, éventuellement avec le visa nécessaire : l’absence de visa peut définitivement gâcher votre voyage et vous laisser à la maison (même si certains pays acceptent de lé délivrer à l’aéroport d’arrivée). L’Afrique du Sud n’exige que de disposer d’un passeport dont la validité s’étend plus d’un mois après la fin du voyage et disposant de deux pages vierges pour les tampons officiels.
  • Quand vous voyagez sur des compagnies aériennes autres que « Low cost », vous aurez intérêt à prendre les cartes de voyageur fréquent (frequent flyer) qu’elles offrent. Cela vous autorise à collecter les miles en vue d’un futur billet offert. En plus, vous pouvez aussi collecter les miles dans certains hôtels et en louant des voitures. Ca ne coûte rien et ça peut rapporter gros. Dans mon cas, je vais voyager sur South African Airways, qui fait partie de la Star Alliance ; donc les miles gagnés pourront être dépensés sur United Airlines ou Lufthansa.
  • Les couteaux, les ciseaux, éventuellement aussi certains tournevis ou objets pointus ou coupants, doivent aller en soute (ne les mettez surtout pas dans le sac photo). Ils sont proprement interdits en cabine. Même chose pour les liquides et les bombes à gaz aérosol (par exemple, les bombe de nettoyant) qui sont limités à 100ml en cabine avec des conditions draconiennes.
  • Si vous emportez un téléphone GSM ou un assistant personnel PDA, n’oubliez pas son chargeur. Encore lui.
  • Si vous devez séjourner en camp ou sous la tente, il sera utile d’avoir une lampe de poche ou une lampe frontale (on en fait de très bien à base de LED et utilisant des piles rechargeables) pour circuler dans le camp à la nuit tombée.
  • Sous les tropiques, la crème solaire est recommandée (encore plus si vous restez dans un hôtel avec piscine. N’ayez pas honte, les animaux font la sieste et la lumière est meilleure au petit jour ou à la tombée de la nuit).
  • Enfin, n’oubliez bien sûr pas les billets d’avion/train/bateau/bus et tous documents remis par votre agence de voyage.

Logo Objectif Nature - spécialiste du voyage naturaliste et du safari photoMerci à Objectif Nature qui organise mon mon safari photo en Afrique du Sud. Ils ont une excellente checlist comme toutes les agences de voyage devraient en avoir pour leurs clients (photographes ou pas).