Bioshock a des problèmes de DRM

Nous avons longuement parlé ici de Bioshock, le nouveau jeu vidéo First Person Shooter (FPS) pour PC de Second Take. Nous attendions un très beau jeu dnas un environnement complexe, avec des tactiques de jeu sophistiquées et des adversaires variés. Nous oublions l’adversaire le plus puissant : la gestion de la protection contre la copie par DRM (Digital Rights Management).

La vidéo TwitchGuru (en anglais) à propos du problème de DRM avec Bioshock

Le jeu utilise une protection de type SecuROM. Malheureusement, en plus de nécessiter une connexion Internet active, elle limite le nombre d’installation ou de ré-installations sur une machine dont vous modifiez la configuration hardware. Au début, il n’était même possible que de faire 2 installations (si vous vouliez upgrader un peu votre PC, vous vous trouviez vite à cours d’installations autorisées et le conseil était de dé-installer le jeu avant !)

BioshockDe plus, AMD et nVidia ont dû publier des patches et des nouvelles versions de driver, à la dernière minute.

Enfin, il semble bien que la gestion des écrans larges de type 16:10 est insuffisante : vous vous retrouvez avec des bandes noires sur les bords de votre beau LCD. 2K Games dit qu’une version de correction (patch) arrivera bientôt. Ils auraient pu y penser avant !

Cela me mène à deux commentaires :

  • Même si la plupart des jeux vidéos se retrouvent sur le marché avec des bugs qui seront ensuite corrigés, Bioshock n’est tout simplement pas encore fini. Il vaut certainement mieux simplement attendre que cette version beta soit remplacée par une version finale pour payer le prix.
  • D’ailleurs, quand j’achète une jeu vidéo à 50€, je m’attends à pouvoir l’installer sur un PC sans avoir à appeler SecuROM (de l’autre côté de l’Atlantique) pour m’expliquer et pouvoir m’en servir. Ce n’est pas une chanson à 2€ pour mon lecteur MP3 Sony (et je considère déjà que le DRM sur les MP3 est une plaie que le consommateur n’a pas mérité). Tout cela ne fera que pousser des joueurs peu enclins à cela, vers le téléchargement d’une version illégale mais déprotégée sur BitTorrent ou DirectConnect. Quand les marketeux paranoïaques poussent les utilisateurs vers la copie pirate, il faut se rendre à l’évidence : il y a quelque chose qui ne va pas…

Complément : Comme si ce n’était pas déjà suffisant, j’apprends que SecuROM ne couche pas avec des programmes comme AVG antivirus (un des meilleurs logiciels antivirus gratuits pour Windows, et que j’utilise) ou Process Explorer de Microsoft lui-même (info de The Inquirer qui va jusqu’à suggérer d’éviter Bioshock comme la peste noire à cause de ces problèmes – J’avoue ne plus être décidé à acheter le jeu comme je comptais le faire ce samedi après-midi ; plus tard, peut-être…).