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Ganesh Chaturthi

(6 septembre 2009)

Le 30 août 2009, j’ai réalisé un petit reportage photo autour du festival Ganesh Chaturthi à Paris. En voici une sélection.


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Photos d’oiseaux à Vincennes

(2 mars 2009)

Il y a dix jours, je suis allé me promener un appareil à la main dans le bois de Vincennes dans les pas de Fabrice Hénon qui me faisait partager ses informations. De retour, voilà les images de geai des chênes et de faucon crécerelle.


Faucon crécerelle

Faucon crécerelle

Geai des chênes

Geai des chênes

Toutes les photos sont sur www.YLovePhoto.com :

Métro, collages, déchirures

(26 septembre 2008)

J’ai créé sur RedBubble un calendrier pour l’année 2009 qui, je pense, intéressera ceux qui penchent du côté des altérations artistiques.

Métro, collages, déchirures / Copyright (c) 2008 Yves Roumazeilles - Tous droits réservés

Ces images ont été prise dans le métro parisien, sur les murs d’une station qui subissait des réparations importantes. Elles appellent des souvenirs (sans doute de 20 ans ou plus) au milieu de ces restes détériorés des décors anciens et d’actes de vandalisme culturel (des tags avant le nom) qui m’ont immédiatement fait penser aux slogans de « Mai 68″ criés dans les rues de Paris il y a 40 ans.

Même le simple acte de prendre les photos a semblé flotter en un moment complètement impossible : marcher silencieusement et lentement à travers la station accompagné d’un autre photographe (nous n’avons même pas échangé un mot), pendant que les passagers attendaient leur train en s’efforçant de ne pas remarquer les éclats de nos flashes. Je ne connais guère d’expérience artistique plus troublante que ces mouvements lents d’un papier décollé à un barbouillage hésitant d’une peinture approximative à un graphe hatif entre des céramiques blanches salies par les ans.

J’aime l’illusion de Paris

(16 juillet 2008)

Optical illusion - Paris in the the Springtime

Si vous lisez « I love Paris in the springtime » (j’aime Paris au printemps), regardez à nouveau.

Boites de nuit sans cigarette

(21 mars 2008)

Depuis quelques semaines, en France, les lieux publics sont interdits aux fumeurs de cigarettes et de cigares. Bien sûr, cela a changé beaucoup de choses pour bien des commerces. Mais je découvre qu’il y a un lieu où cela a eu un effet négatif (ou faut-il dire qu’un effet négatif a remplacé un autre effet négatif) : les boites de nuit.

Ces lieux qui ont longtemps été réputés pour leur caractère enfumé (les yeux qui piquent, la vue qui ne porte qu’à quelques mètres, etc.) sont maintenant exempt de tabac. Conséquence redoutable : l’odeur omniprésente de la fumée cachait une réalité maintenant parfaitement claire, l’odeur de transpiration de tous ces corps agités de soubresaux plus ou moins mécaniques. Faudra-t-il recourrir aux drogues dures pour tenir et oublier l’environnement ainsi perceptible ?

La Société Générale a bien failli déclencher le krach boursier

(27 janvier 2008)

La semaine dernière s’est déroulée de manière bien agitée sur les marchés boursiers. Même si vous n’êtes pas très attentifs à ces sujets, vous n’avez pas pu manquer les informations à ce sujet : les bourses mondiales ont violemment plongé en début de semaine faisant craindre le pire aux marchés. En fait, les choses commencent à être plus claires et c’est un panorama assez extraordinaire qui se dessine et reliant les événements de la semaine d’une manière assez ahurissante mais parfaitement logique.

On pouvait s’étonner que les bourses européennes aient plongé brutalement apparemment sans influence extérieure : aucune mauvaise nouvelle économique venant des États-Unis (les marchés étaient fermés là-bas pour fêter le Martin Luther King’s Day et les craintes de récession n’étaient qu’une douleur lancinante mais imprécise).

Tout d’abord, cela commence pendant le week-end quand la direction de la Société Générale découvre les malversations autour d’instruments financiers qui amènent à un trou de presque 5 milliards d’euros (7MM$) dans les comptes. Jusque là, il ne s’agit que d’une affaire interne ; gigantesque, mais limitée. Là où le bas blesse, c’est qu’il faut couvrir ces opérations ratées. Seule solution : solder des lignes qui représentent 50 milliards d’euros (70MM$). Et pour cela il faut vendre !

IndexesA partir de lundi, la Société Générale se lance donc dans les soldes. Mais personne n’a été prévenu évidemment, c’est donc le choc. Pour vous donner une idée de l’ampleur, le précédent record d’échanges quotidien était de 13 milliards d’euros. Mais la Société Générale n’a que quelques jours pour solder ses positions, donc elle inonde le marché (on ne sait pas si le solde est maintenant atteint). Immédiatement, tout le monde ne voit plus que des vendeurs sur la place de marché. On a l’impression que personne n’achète. En tout cas, il n’y a pas assez d’acheteurs et de loin.

Mais dans la situation actuelle des marchés internationaux, une telle situation ne peut pas rester isolée. Une grande place de marché comme Paris plonge à grande vitesse. Même si on ne sait pas absolument pourquoi, les autres doivent suivre le mouvement, quitte à redresser ensuite si on en vient à mieux comprendre. Et c’est là que les choses s’emballent.

En effet, la situation économique aux États-Unis inquiète depuis plusieurs mois. La bulle immobilière constituée principalement par l’octroi de prêts essentiellement non remboursables (ce que l’on appelle les sub-primes est une manière élégante de financer et présenter des prêts à des acquéreurs qui sont essentiellement non-solvables ; quand cela arrive à petite échelle, c’est élégant, quand cela arrive à grande échelle, c’est la recette pour une catastrophe programmée) est en train d’éclater alors que l’économie semblait déjà un peu atone. Dans ce contexte, le consommateur américain est inquiet et les dépenses de consommation baissent. Cela se transmet à l’économie réelle : les entreprises vendent moins, font moins d’affaires. Ce qui était plutôt localisé sur les marchés purement financiers se répand dans le monde réel des entreprises.

Dans un tel contexte, les bourses voient se mettre en place plusieurs signaux : des pertes sur le marché financier, des entreprises qui vont avoir de plus en plus de mal à vendre leurs produits (la Bourse essaye de toujours anticiper sur ce que sera le monde des entreprises dans quelques mois). Si certains éléments semblent incohérents, ce n’est pas grave tout le monde cavale vers la baisse.

Une amplification est également venue de l’analyse technique ou analyse graphique. De nombreux traders (et logiciels de trading) se concentre sur une observation des tendances qui apparaissent sur une représentation graphique des cours de Bourse. Cette technique a un réel pouvoir de prévision, mais surtout cela fait quelques semaines que la tendance annoncée est une baisse forte de plusieurs pourcent.

Le déclenchement vient donc de la Société Générale, mais il fallait aussi tout l’environnement pour accompagner ce mouvement initial. Bien sûr, la Société Générale n’avait pas le choix de la date. Bien sûr, à défaut, les Bourses auraient sans doute trouvé une autre raison pour baisser (tout y poussait). Mais la séquence est quand même frappante.

Dernière remarque : si on retire le facteur déclenchant, il reste une tendance lourde liée à tous les autres facteurs. Mais, pire, on peut remarquer qu’une grande bourse comme celle de New York n’a pas subi les mêmes secousses que Paris et quelques autres places (spécialement puisqu’elle était fermée le jour le plus difficile, lundi). La Réserve Fédérale qui a essayé d’aider pendant la semaine l’a aussi un peu protégée. Mais nombre d’observateurs annoncent encore que les marchés y ont besoin d’une purge qui devra prendre la forme d’une baisse violente encore à venir…


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Dernière mise à jour : 8-sep-09

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